Facteurs biologiques

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Immunité muquesue et VIH

Les endroits comme la bouche, le nez, les yeux, l’urètre, le vagin et le rectum sont tapissés de minces couches d’un tissu qui sécrète un liquide protecteur. Ces tissus sont des membranes « muqueuses ». Ils servent à empêcher des germes de s’insérer dans le corps. L’effet protecteur des muqueues est appelé « immunité muqueuse ».

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Infections transmissibles sexuellement

Les infections transmissibles sexuellement (ITS) comme la syphilis, la gonorrhée, l’herpès simplex, les virus du papillome humain (verrues génitales ou condylome) et la chlamydia, sont connus comme des facteurs qui augmentent la possibilité de transmission du VIH. Toute plaie ou lésion causée par une ITS constitue une porte ouverte pouvant permettre au VIH de pénétrer dans le système sanguin et d’infecter des cellules.

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Infections vaginales courantes

Les infections vaginales courantes (ex. l’infection aux levures) peuvent affaiblir l’immunité muqueuse de la femme et accroître la possibilité de transmission du VIH. Les femmes devraient faire traiter sans délai les infections vaginales et, si possible, éviter toute activité sexuelle non protégée, impliquant la région affectée, aussi longtemps que l’infection demeure. Éviter les condoms et les lubrifiants à base de saveur car ils peuvent donner des infections vaginales.

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Coupures ouvertes, plaies, lésions, ulcère, brûlures et éruptions

Les conditions de la transmission sont claires : le VIH peut s’introduire dans l’organisme en passant par des coupures, plaies, lésions, ulcères, brûlures ou éruptions. Ces endroits devraient être protégés de tout contact avec le sang d’une autre personne, son sperme, ses sécrétions vaginales ou ses muqueuses car cela comporte un risque élevé de transmission du VIH. Par leur rôle dans le système immunitaire, les CD4 sont présents près de ces endroits. Comme ils sont également les cibles du VIH, leur présence facilite la transmission.

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Assèchement vaginal

Dans certaines cultures, une pratique féminine consiste à s’assécher l’intérieur du vagin. Cette pratique resserre le vagin et peut créer des micros lésions lors de la pénétration et augmenter le risque de transmission du VIH. Une bonne lubrification naturelle du vagin réduit le risque de transmission du VIH.

De plus, les femmes peuvent constater un assèchement de leur vagin, qui est un phénomène normal du vieillissement. Outre l’utilisation d’un condom, l’application d’un lubrifiant peut soulager l’inconfort et réduire le risque de transmission du VIH.

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Circoncision

Des études effectuées en Afrique subsaharienne ont montré que les hommes non circoncis ont un risque plus élevé de contracter le VIH que les hommes circoncis, lors de pénétrations vaginale ou anale non protégées. De plus, le prépuce peut offrir un milieu de survie aux bactéries et virus, et il peut être susceptible à des déchirures, des blessures légères et des usures.

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Salive

Le VIH peut se trouver dans la salive, mais en concentration beaucoup plus faible que dans le sperme, le sang, les sécrétions vaginales et le lait maternel.

Par conséquent, l’échange de salive n’est pas associé à un risque de transmission du VIH. Toutefois, il peut y avoir une possibilité de transmission du VIH si la salive contient du sang infecté.

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Yeux

Il convient d’éviter que du sang, du sperme, des sécrétions vaginales ou du lait maternel d’une personne entre en contact avec les yeux d’une autre, bien qu’il n’y ait pas de preuve documentée de transmission du VIH.

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Douches et lavements

Des études montrent que les douches et lavements rendent les muqueuses rectales et vaginales plus fragiles à l’inflammation et causent parfois des micros lésions. Ceci réduit l’immunité muqueuse et peut augmentrer le risque de transmission du VIH par les relations sexuelles. L’ajout du savon peut assécher la peau et augmenter le risque.

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Spermicides et microbicides

Les spermicides sont des substances chimiques qui tuent les spermatozoïdes. Les microbicides, pour leur part, tuent des virus. Des scientifiques procèdent actuellement à tester plusieurs spermicides et microbicides, afin de voir s’ils peuvent aider à prévenir la transmission d’ITS (et notamment le VIH).

Malgré l'échec du N-9 (nonoxyl-9) en essai clinique pour vérifier sa capacité mircobicide contre le VIH et d’autre ITS, on n’abondonne pas l’espoir que les autres substances puissent être efficaces ou utiles en combinaison avec d’autres méthodes de protection (ex. le condom), pour réduire le risque de transmission du VIH. Le spermicide et les condoms avec nonoxyl-9 sont toujours disponibles, mais ils sont déconseillés car ils irritent l’intérieur du vagin ou de l’anus et créer ainsi des portes d’entrée pour le virus.

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Anovulants (contraceptif)

Les anovulants, en pilule, en timbre ou sous forme d’injection, ne protègent pas du VIH.

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Charge virale du VIH et traitements

La charge virale est la quantité de VIH présente dans les liquides et les tissus du corps. Depuis 1997, un test est disponible au Canada pour mesurer la charge virale dans le plasma sanguin.

Plus sa charge virale est élevée, plus la personne est considérée comme étant « infectieuse ». Lorsque le VIH n’est pas traité, la charge virale sera très élevée peu de temps après l’infection, pendant la période de « séroconversion », lorsque le corps n’a pas encore commencé à produire d’anticorps anti VIH. Après la séroconversion, la charge virale diminue. Graduellement, selon l’évolution de la maladie, la charge virale ira en augmentant (à un rythme qui varie d’un individu à l’autre). Aux phases plus avancées, la charge virale est très élevée. D’autres facteurs (p. ex. la nutrition, la présence d’ITS, d’infections locales ou d’autre maladie) peuvent aussi influencer la charge virale d’une personne.

L’utilisation d’une combinaison de médicaments antirétroviraux (« thérapie associative » ou « multi-thérapie ») peut réduire la charge virale, parfois à un niveau inférieur à ce que parviennent à détecter les tests de charge virale. Au Québec, chaque test est sensible jusqu’à 50 (parfois 40) copies du virus par millilitre. Toutefois, un résultat « indétectable » ne signifie pas qu’il n’y a pas de VIH dans le corps, mais plutôt qu’il est présent en quantité considérablement réduite.

Des études ont démontré qu’une charge virale réduite dans le sang est possiblement aussi réduite dans le sperme, les sécrétions vaginales, la muqueuse anorectale et le lait maternel. Ceci peut contribuer à une réduction du risque de transmission du VIH, mais on ne peut pas affirmer que le risque est éliminé. La charge virale peut varier considérablement d’un test à l’autre et plusieurs éléments peuvent influencer la charge virale d’un individu. Pour être certain de ne pas transmettre le virus, nous recommandons de toujours utiliser les moyens de protection.

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Prophylaxie post exposition (PPE)

Le but de la prophylaxie post exposition est de tenter de réduire les risques de séroconversion suite à une exposition au VIH (bris de condom, piqûre d’aiguille souillée, etc.). Ce traitement doit débuter rapidement, soit dans un délai maximal de 72h après l’exposition. Le professionnel de la santé évaluera les risques de transmission et les bénéfices possibles de la PPE avant de la prescrire. Ce traitement consiste en une multi-thérapie d’une durée d’un mois. L’existence et l’accessibilité de la PPE ne devraient pas être considérées comme une solution de rechange aux pratiques de prévention contre la transmission du VIH.